Après une semaine passée à Taizé, je suis rentré à Metz, mais mes souvenirs de Taizé restent toujours dans mon cœur.
Nous sommes partis de Metz pour Taizé à 10h30 le dimanche 22 aout dans un grand bus. Ce jour là, j’étais un peu fatigué parce que je n’avais pas bien dormi le jour avant. j’avais eu des angoisses et peut-être un peu peur. Mais dès que j’ai rencontré des amis dans le groupe de Metz, j’ai trouvé la forme.
Il nous fallait 6 heures pour rejoindre Taizé. Quand nous sommes arrivés, ce qui m’a frappé le plus, c’était l’église. Elle n’était pas très étrangère, mais assez pareille à celle que j’avais vues quelquefois à la campagne au Vietnam. Comme celles-ci, elle était en bois, mais son intérieur était totalement différent, on l’a décoré de façon simple mais très impressionnante aux lumières pas trop claires ni trop obscures, mais un peu douces.
Le premier jour, j’ai pris tout le temps pour découvrir le village de Taizé et son environ. À 1km de Taizé, j’ai trouvé un vignoble, ce que je n’avais jamais vu au Vietnam. Et puis cet après-midi là je suis allé à la source St Etienne que je n’ai pas trouvée très intéressante.
Officiellement je n'appartenais à aucun groupe, donc le troisième jour, je me suis promené pour observer. J’ai suivi des groupe de ramasseurs des déchets pour les prendre en photo et donner un coup de main si possible. Cet après-midi là notre groupe a eu un rendez-vous avec frère Maxim qui avait eu un peu de contact avec le groupe de Metz. Il était très intéressant avec d’humour.
En attendant de recevoir la nourriture le quatrième jour, j’ai entendu par hasard une voix vietnamienne. C’était une fille, elle n’était pas grande mais elle avait l’air fort et le teint sombre. J’ai fait la connaissance avec elle. Nous nous sommes parlés en vietnamien. J’avais impression que cela l’a intéressé parce qu’elle n’a pas souvent d’occasion de parler le vietnamien. Elle m’a demandé de participer au groupe qui fait la vaisselle dont elle était responsable. Je lui ai dit d’accord. J’ai fait la vaisselle ce jour là.
En faisant la queue pour prendre le petit déjeuner le cinquième jour, j’ai entendu qu’on avait besoin de dix-sept personnes volontaires. J’ai vu qu’il y en avaitpeu qui étaient intéressés. Donc j’ai levé ma main et mon travail c’était de distribuer la nourriture. En un mot pour exprimer ma sensation à ce moment là : c’était merveilleux. C’est juste comme saint Luc nous a dit « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35). Je n’ai pas donné la nourriture, je l’ai distribué seulement mais cela m’a rendu très heureux. Ainsi je faisais partie du groupe de la cuisine. C’est dans la cuisine que j’ai eu beaucoup d’amis, même si quelquefois je n’ai pas compris ce qu’ils m’ont dit, peut-être eux non plus, parce que je suis faible en anglais. Mais tout s’est bien passé parce que quand on ne pouvait pas s’exprimer en parole on pouvait communiquer grâce aux mains, aux gestes, aux yeux.Dominique VU
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